Le 11 octobre, nous sommes allés à la découverte des services techniques de Trouville sur Mer.

François BOCQUET, le directeur du centre technique municipal, a accueilli les jeunes en leur présentant comment les services techniques interviennent dans leur vie quotidienne. A travers l’entretien des écoles primaires et maternelles ou des églises, l’entretien des rues ou des trottoirs, le fleurissement de la ville et l’entretien des espaces verts, ainsi que la logistique des manifestations qui animent la ville, les services techniques participent au quotidien à la vie des Trouvillais. Ces interventions concrètes se traduisent aussi par des démarches administratives dans le respect des règles applicables aux marchés publics.  Tout ceci explique qu’environ 80 personnes travaillent au Centre Technique Municipal de Trouville sur Mer.

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La visite commence par la cafétéria, où les agents prennent leurs temps de pause, mais peuvent également prendre leurs repas le midi. A côté se situe le local syndical, les jeunes précisant que c’est « pour défendre les travailleurs ». Puis, les jeunes voient les douches. A proximité se situent les casiers et vestiaires. Comme les douches leur semblent nombreuses, il leur est donné l’exemple des agents chargés de la collecte des ordures ménagères, qui apprécient de pouvoir se doucher et se changer avant de rentrer chez eux. Il est précisé que certains agents commencent à travailler à 5h le matin. Ainsi, la collecte des ordures ménagères se fait tôt le matin, car cela permet une meilleure circulation des camions, et également que la ville soit plus propre au moment où la plupart des habitants se réveille. Pour ceux-ci, à 9h, cela fait déjà 4 heures qu’ils travaillent, et ils apprécient de faire une pause à la cafétéria.

Les agents des services techniques commencent leur journée entre 5h et 8h selon le service où ils travaillent.

En sortant des vestiaires, il est remarqué le Centre Technique Municipal est doté d’un défibrillateur.

Au premier étage du même bâtiment, se situent la salle de réunion ainsi que les bureaux des marchés publics, de la comptabilité et de la gestion du personnel. Les chefs de service de la Voirie, des Bâtiments Communaux et des Espaces Verts ont également leur bureau à cet étage, ainsi que le Directeur.

Puis, la visite se poursuit avec la visite des ateliers. En premier, ce sont les ateliers liés au service des bâtiments communaux. Il est convenu entre François Bocquet et les jeunes que ce sera à eux de deviner de quel atelier il s’agit lorsqu’il aura ouvert la porte.

Le premier atelier est la menuiserie municipale. On y observe actuellement la réparation des cadres en bois qui entourent les containers en ville. 1 menuisier y travaille ; actuellement, il est aidé par un apprenti, car la Ville apporte aussi sa contribution à la formation des jeunes.

Le second atelier est identifié comme celui des « carreleurs », ce qui n’était pas éloigné puisque c’est celui du maçon.

Le troisième atelier est facilement repéré comme celui des peintres. « Ah oui, la salle de classe a été repeinte par eux à Delamare ! » 2 agents sont affectés à la peinture des bâtiments.

Puis, plus grand, se trouve le magasin municipal. C’est ici qu’on stocke tout ce dont on a besoin. Le magasin est géré par un responsable, qui peut à tout moment nous dire ce qu’on a donné et à qui on l’a donné. Il effectue aussi les commandes au fur et à mesure.

Dans le cinquième atelier… « Oh, les douches de la plage ! » C’est l’atelier du plombier. Les douches de la plage y sont stockées en ce moment, pour éviter les dégradations liées au gel ou au vandalisme. Il n’y a plus d’agent au service plomberie actuellement, mais c’est temporaire.

Enfin, dernier atelier du service des Bâtiments Municipaux, celui de l’électricien, que les jeunes croisent quand il vient changer les ampoules dans les écoles. « C’est un peu le bazar… » François Bocquet explique que les agents ont effectué leur journée comme d’habitude ce vendredi, et qu’ils ne pouvaient pas consacrer tout leur temps à ranger pour préparer la venue des jeunes.

A l’arrière du bâtiment des ateliers, les jeunes voient le parc de matériaux. C’est ainsi qu’ils apprennent que les résidus liés au rabotage du quai Kennedy sont stockés en tas, et qu’ils resserviront par la suite pour combler des trous. Egalement, les jeunes voient le tas de sel qui servira pour pouvoir circuler cet hiver, ce qui leur permettra d’aller à l’école même quand il gèle !

Nous traversons la cour pour nous rendre sous les serres. Les plants sont achetés tout petits et poussent sous serre jusqu’à ce qu’ils contribuent au fleurissement en ville.

« C’est quoi ce bruit ? » C’est l’appareil qui assure la ventilation des serres, et le chauffage en hiver pour protéger du gel. Puis, leur est présentée la machine à rempoter, qui permet de transférer les plants dans des pots plus grands. « Si il nous reste du temps, on pourrait revenir ici pour faire une partie de cache-cache. » François Bocquet précise que dans ce service des espaces verts, des jeunes sont régulièrement accueillis en stage de découverte des métiers.

En retraversant la cour, leur est présenté le hangar où est stocké le matériel des espaces verts. « Comment vous faites pour envelopper le terreau ? » Il est livré enveloppé, il y a juste à l’ouvrir. « Il doit être tout sec ». Oui, mais il garde ses propriétés, qui se réactivent dès l’arrosage. Un peu plus loin, se trouvent les bidons d’huile. La visite du service hippomobile avait déjà montré une partie des interventions de Trouville en matière de tri sélectif, le recueil des huiles vient les compléter, en permettant que les huiles usagées des restaurateurs et des pêcheurs soient collectées au CTM avant d’être filtrées et traitées. « Les bidons marqués Total, vaut mieux pas que ça vienne des restaurants… » Dans le hangar suivant, sont garés pour le week-end les véhicules du service voirie : le camion équipé d’un Karcher pour nettoyer les rues, la laveuse pour les trottoirs, la balayeuse, la saleuse. La Ville a aussi acquis récemment une nacelle, qui sera utilisée prochainement pour installer les décorations de Noël.

D’autres équipements sont destinés à l’âne. Lors de la visite du service hippomobile, Christelle BEAUVELLE avait précisé que « à l’école Louis Delamare, ce sont un baudet et un cheval Cob (Lasso du Jardin), logés sur le plateau, qui assurent ce ramassage. Pour monter l’Aguesseau jusqu’au quartier Eugène Boudin, il faut 5 minutes. Mais pour aller jusque sur le plateau d’Hennequeville, il faut… une heure ! » Ceci explique que des équipements similaires se trouvent au CTM. François Bocquet précise que l’âne devient capricieux et a chargé l’agent qui s’en occupe récemment. Son précédent propriétaire va donc être contacté, afin de trouver une solution compatible avec les activités de collecte. Enfin, les jeunes découvrent le camion benne servant à ramasser les encombrants, car la propreté de la ville, c’est aussi ramasser les meubles qui sont jetés dans les rues.

Puis, nous apercevons des plaques aimantées avec l’écusson de la Ville de Touques. François Bocquet explique que les services techniques de Trouville assurent la collecte des déchets verts pour le compte de la ville de Touques. En contrepartie, la Ville de Touques verse à la Ville de Trouville l’argent qu’elle aurait versé à une société privée pour faire ce travail. Et lorsqu’ils interviennent à Touques, les écussons des camions de la ville sont recouverts de ces panneaux aimantés avec l’écusson de la Ville de Touques.

Nous entrons ensuite dans le garage des services techniques. 2 mécaniciens y travaillent. « Qu’est-ce que ça fait là ? C’est le triporteur de Chez Jérôme ! » François Bocquet explique que, quand il est immobile sur la voie publique et empêche les fauteuils roulants de circuler normalement, cela s’appelle surtout un encombrant, raison pour laquelle il a été enlevé et rapporté ici en attendant.

Nous découvrons alors un nouvel atelier du service des Bâtiments Communaux. « C’est le ferronnier ! » Presque, c’est l’atelier du serrurier. Les machines permettent de faire nous-mêmes les doubles des clefs. Et ce à quoi elles correspondent n’est jamais marqué sur les étiquettes, qui ne comportent que des numéros. Cela évite les intrusions si quelqu’un entre en possession d’une clef.

Puis, nous arrivons dans l’atelier des maçons de voirie. « Ca sent mauvais ! » C’est l’odeur de la peinture routière. « Oh, c’est comme des pochoirs ! » « Ça doit être avec ça qu’ils ont peint près de l’école… »

Arrive ensuite un nouvel atelier. « C’est le service des tables ? » Non, c’est le service des manifestations. Les jeunes voient rassemblées les décorations de Noël.  « Ca fait plus qu’on pensait… » En montant sur la mezzanine, ils découvrent le stock de boissons. « Eh bien, ils ne vont pas mourir de soif ! » Il est précisé que le stock de jus de fruits n’est pas prévu pour les agents, mais pour l’organisation des réceptions, de la même façon que les biscuits Trouvillais qui les accueillent à chaque séance du Conseil des Jeunes.

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La visite du site étant terminée, nous regagnons la salle de réunion, pour un échange post visite avec François Bocquet. Daniel Simon nous y rejoint, ce qui permet de garder une trace photographique de ce moment, et égayera sa restitution sur le blog du Conseil des Jeunes. « Je croyais que c’était plus vieux comme bâtiment. » « Moi, je pensais que c’était plus petit. » François Bocquet explique que les services techniques, à travers leurs différentes missions, interviennent 7 jours sur 7 et 365 jours sur 365. C’est pour cela qu’il faut 80 personnes, car les plannings organisent les rotations de personnel, avec des astreintes pour être présent en permanence. Par exemple, la nuit précédente, il y a eu cambriolage et vandalisme à l’école Andersen. Concrètement, cela veut dire que les services techniques ont du intervenir ce matin pour sécuriser l’école avant l’arrivée des enfants. « C’est qui qui vous a prévenu ? » Cela peut aussi la police municipale, ou un habitant qui contacte la personne d’astreinte ; en l’occurrence, c’est une femme de ménage qui s’en est aperçu. « Parce que vous faites aussi le ménage ? » La propreté est un des objectifs des services techniques. Si la plage est propre en journée l’été, c’est parce qu’on y a passé le râteau le matin et que les poubelles sont régulièrement vidées, plusieurs fois par jour. « Parce que vous nettoyez même le sable ? »

« A Saint Arnoult, il y a des caméras de surveillance 24h sur 24, et si il y a un cambriolage ça permet de savoir qui c’’est et de les suivre. » A Trouville sur Mer aussi il y a des caméras de vidéo protection. « On a bien vu le panneau à l’entrée de la ville, mais elles sont où ? » « Moi, je sais, elles sont au-dessus des feux rouges ! » Non, ce n’est pas le même dispositif. Ce qui est au-dessus des feux rouges, ce sont des capteurs qui sont en lien avec les radars de vitesse. Si une voiture roule à plus de 50 km/heure, cela déclenche le passage au rouge pour ralentir le conducteur. 4 feux rouges sont équipés ainsi. « Ce n’est pas pratique pour les bus scolaires. A chaque fois qu’il monte l’Aguesseau, ça déclenche le feu rouge, mais pourtant il faut bien qu’il prenne son élan. Et du coup il n’a plus d’élan du tout. » Il suffit qu’il limite son élan à 50 km/heure et le feu restera au vert. « Oui, mais dans l’autre sens, il faut tous les matins freiner en urgence parce que le feu passe au rouge. » S’il freine en urgence, c’est peut-être qu’il ne respecte pas la limitation de vitesse, ou la distance de sécurité avec le véhicule qui le précède… Pour revenir aux caméras de protection, elles sont installées :

–  Sur la plage, autour des établissements de bains,

–  Rue des Bains,

–  A la piscine,

–  A la mairie,

–  Et au Centre Technique Municipal, puisque vous êtes tous passés devant en arrivant !

Il est envisagé d’en installer sur le quai Fernand Moureaux, pour lutter contre les pickpockets. « Mon arrière-grand-mère, elle s’est fait voler son porte-monnaie par un pickpocket au marché. »

Puis, il est demandé aux jeunes combien coûte selon eux une benne à ordure ménagères. Les réponses fournies oscillent entre 10.000 et 20.000 €. Le coût d’une seule benne à ordure mégère est de 180.000 €. « Les gars qui sont derrière, ils ne devraient pas porter un harnais ? » Non, car cela gênerait sa mobilité. Si le ripeur n’est pas sur la marche, un système de sécurité bloque la marche arrière. Par ailleurs, si le ripeur lâche la poignée pendant que le camion roule, cela provoque l’arrêt du véhicule. L’attention est attirée sur le fait que les ripeurs sont confrontés au quotidien à un environnement fait d’odeurs, d’aléas climatiques, de ports de charges… et cela dès 5 heures le matin. « Oh, ils doivent s’y habituer… »

« Moi, à part les odeurs, tout m’a intéressé. »

Le Conseil remercie François Bocquet pour son accueil et la visite du Centre Technique Municipal, avant de passer aux questions diverses.


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