Lors de la visite du Centre Technique Municipal le 11 octobre dernier, il avait été envisagé de visiter les seules serres municipales à une époque où elles soient en pleine activité. Hélène Henocq, Responsable des Espaces Verts, avait fait remarquer qu’il serait préférable que cette visite se déroule au mois de mai, car en juin les fleurs seront installées en Ville pour son fleurissement. Intéressée par le sujet, la Maman d’une Conseillère Jeune a demandé si elle pouvait participer à la visite, ce qui a bien sûr été accepté !

Hélène Henocq accueille les Conseillers Jeunes en leur présentant le service des Espaces Verts, qui est composé de 12 agents, dont 10 agents techniques. Jérôme Périaut, qui co-anime la visite, est responsable d’une équipe de jardiniers. En plus de ces 12 agents, le service des Espaces Verts reçoit le renfort de 3 agents saisonniers pour le fleurissement et l’embellissement de la Ville pour la période du printemps et de l’été. Egalement, le service des Espaces Verts accueille un apprenti et un stagiaire de l’Institut Lemonnier, qui effectue des stages pratiques par période de 15 jours pour approfondir ses connaissances.

Le parcours d’Hélène Henocq est le suivant : entrée à la Mairie de Trouville en 1998, elle est intervenue 10 ans au service de l’urbanisme, avant de participer pendant 3 ans au service de l’Environnement, et son arrivée à la tête du service des Espaces Verts date de janvier 2013. Elle n’a pas de formation spécifique dans le domaine des Espaces Verts, mais apporte les connaissances administratives qui complètent les connaissances techniques de son équipe.

Depuis les dernières élections municipales, le service des Espaces Verts pour Elu de tutelle Monsieur François BRIARD, qui a également en charge le service de la voirie : ceci permet une meilleure synchronisation des actions.

Chemin faisant vers les serres, Hélène précise que le service des Espaces Verts entretient les espaces verts sur la commune, mais qu’il a aussi réalisé l’an dernier la sente piétonne Gaston GOSSET, et prend en compte tout au long de l’année les demandes des habitants et des élus.

Jérôme Périaut précise que l’embellissement de la Ville de Trouville, ce sont 60 à 70.000 plants pendant l’été, et 50 à 60.000 plants pendant l’hiver.

Devant le hangar, Jérôme Périaut nous apprend que le local technique abrite les tondeuses, les micros-tracteurs, les réserves de terreaux spéciaux ainsi que celles de paillage de lin, qui évite la pousse des mauvaises herbes tout en permettant l’arrosage.

Puis, dans la première serre, ce sont les différents stades de développement des fleurs qui sont présentés. Il faut de la place pour répartir les semis, les plantules et les plaques de repiquage. Les plantules restent 2 semaines avant d’arriver dans les plaques de repiquage, où elles restent 3 semaines avant d’arriver au rempotage. Les tables où sont rangées les plantes avant le rempotage accueillent chacune 1.000 plants. Et il y a 8 tables…

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 » C’est quoi le blanc dans la terre ? »

Pour laisser respirer les racines, les terreaux spéciaux ajoutaient des billes de polystyrène. A présent, de nouveaux terreaux proposent le même système en recourant à des billes de sable compressé. Le service utilise des terreaux sans engrais et avec fibrosité. Des engrais peuvent être ajoutés après le stade du rempotage.

Certaines plantes doivent encore être achetées, comme par exemple les bégonias, car leurs graines sont trop fragiles pour être préparées dans les serres.

« Comment c’est arrosé ? »

Ici, l’arrosage automatique ne serait pas approprié. Les plantes sont arrosées manuellement, au cas par cas, car il n’est pas nécessaire de trop les arroser.

«  Et ces plantes, elles iront en ville ? »

Oui, en Ville mais aussi pour décorer l’intérieur des bâtiments de la Ville.

« C’est quoi ce drôle de bruit ? »

Ne vous inquiétez pas, c’est juste la chaleur qui provoque la dilatation de la serre.

Pour le choix des plantes, Jérôme présente aux Jeunes le catalogue technique dont il se sert. Car certaines espèces ne supportent pas l’excès de sel dans l’air. Il faut donc favoriser des plantes rustiques et résistantes, qui peuvent durer toute la saison sans souffrir.

Nous passons ensuite dans la grande serre, où Jérôme présente la machine à rempoter.

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5 agents travaillent simultanément à partir de cette machine, ce qui permet de rempoter 250 plants par heure.

« Ça doit venir de là le terme « dépoter » ! »

« On peut voir comment ça marche ? »

D’une part, ce n’est pas la saison du rempotage. Et puis, ce ne serait pas adapté d’accueillir un groupe pendant que les 5 agents sont consacrés sur ces tâches rapides.

Par contre, il est proposé de filmer une séance de rempotage. Cela permettrait ensuite de la diffuser sur le blog du CMJ et que chacun puisse voir comment ça se passe.

Y-M Laurelli se renseignera sur les modalités qui permettraient ce reportage et sa diffusion.

 

Les Conseillers Jeunes découvrent ensuite les bégonias qui ont été rempotées :

3.000 bégonias blancs, 3.000 bégonias bronzés, 3.000 bégonias roses, 1.500 bégonias mixtes.

« Et ici, comment se passe l’arrosage ? »

C’est toujours de l’arrosage manuel. L’apport d’eau est effectué en fonction de la fraîcheur de la terre. Des contrôles réguliers sont effectués pour identifier si l’arrosage est nécessaire ou non.

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Le long des parois de la serre, se trouvent les plantes qui servent à la décoration des autres services municipaux.

Le service des Espaces Verts fournit les plantes qui décorent la Mairie, la Bibliothèque, le Musée, la Maison des Associations… Egalement, lorsqu’il y a des concerts ou des manifestations, le service prête des plantes pour le temps du spectacle et les récupère après.

« Est- ce que vous avez des saules pleureurs ? »

Oui, mais ils sont tout petits pour l’instants. Avec des boutures, on peut les préparer tout seuls.

« Est ce que vous faites de la Citronnelle ? »

Non, parce que ce sont des vivaces, et les gens se servent pour faire leurs propres massifs chez eux. Les géraniums sont aussi très bons contre les moustiques… et ils sont moins volés que la citronnelle !

« Et les plantes carnivores ? »

Non plus. C’est difficile à gérer et ce n’est pas adapté aux quantités que nous produisons.

« Là, il y a une mauvaise herbe… »

Oui, mais en serre on les laisse. Elles sont enlevées au moment de la plantation, ce qui permet d’éliminer la totalité de la racine.

Puis, nous ressortons de la grande serre pour nous diriger vers les grandes jardinières.

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Le fleurissement de Trouville sur Mer en mobilise 280 au total. 160 jardinières sont suspendues, ce qui nécessite la nacelle. 120 jardinières sont posées. Par exemple, sur le seul rond-point Fernand Moureaux, il s’en trouve 15. En étant 6 agents, il faut une semaine pour tout planter dans les jardinières. Il s’écoule 3 semaines entre la préparation et la pose des jardinières en ville, qui a lieu, traditionnellement après les saints de glace, qui durent du 11 au 13 mai.

Par rapport à ce que vous voyez aujourd’hui, si le soleil continue, dans 2 jours, les fleurs auront doublé de volume.

« Pourquoi certaines sont en tour ? »

Cela permet que la décoration de la Ville se voie de loin.

 

Les jardinières représentent beaucoup de manutention. Le service Voirie apporte son concours au service des Espaces Verts. C’est le camion grue qui en assure le chargement et le transport, avec le concours du bulldozer pour certains chargements.

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« Pourquoi les jardinières ne restent elles pas sur place ? »

Certains endroits ne sont pas adaptés pour l’hiver, à cause du vent, et ça ne ferait pas propre. Il vaut mieux que la jardinière soit absente, plutôt que de donner un effet négligé.

De plus, en été, 50 plants sont installés dans une jardinière. Pour avoir le même effet visuel en hiver, il faudrait ajouter 20 plants de plus, car ce ne sont pas les mêmes plantes qui seraient adaptées.

Entre la saison d’été et la saison d’hiver, la grande serre doit être entièrement vidée.

Puis Jérôme nous emmène vers la « chapelle des jardinières suspendues ».

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Sous serre, les plantes augmentent de 3 cm tous les 3 jours.

« Pourquoi les jardinières sont en plastique ? »

D’une part, elles sont moins lourdes à porter pour les suspendre, et d’autre part elles sont moins fragiles que les jardinières en terre cuite.

« Qui choisit les couleurs ? »

C’est un travail collégial.

L’équipe évalue les plantes et les couleurs qui lui semblent adaptées, et ces propositions sont transmises à la hiérarchie.

Cette dernière soumet les propositions aux Elus, qui prennent la décision finale.

« Est-ce que les emplacements varient ? »

Cela dépend. Certains emplacements sont stratégiques, comme l’entrée de ville. Il faut donner envie aux gens de venir chez nous. Par contre, au sein des quartiers, certains emplacements peuvent évoluer.

Mais l’embellissement n’est pas là pour mettre des contraintes de stationnement. Pour cela, il existe des potelets, qui n’ont pas besoin d’entretien quotidien. Il faut savoir que l’arrosage lié au fleurissement de la ville est effectué tous les jours de 6h à 7h30.

« Vous arrosez même si il a plu ? »

Oui, car le tapis végétal forme un parapluie. Il faut arroser même si il pleut !

« Le label ville fleurie pourrait être intéressant ? »

Oui, et d’ailleurs nous l’avons. C’est un classement sur 4 fleurs (la 5ème est pour les hors concours) et nous avons 2 fleurs sur 4.

Mais attention, les critères ne comportent pas que le fleurissement… Ils portent sur le fleurissement, les installations, les effectifs, le temps passé par les espaces verts…

La ville a adhéré en 2013 à la charte d’entretien des espaces publics proposée par l’association FREDON. L’idée est de se réinterroger sur les produits phytosanitaires, qui sont dangereux pour l’environnement comme pour les agents qui les manipulent, et de développer l’emploi de méthodes alternatives comme le paillage, l’utilisation de plantes vivaces.

« Est-ce qu’on pourrait prévoir un hôtel à insectes ? »

Oui, un premier a déjà été installé sur la sente piétonne Gaston GOSSET.

Il est précisé que le Conseil des Jeunes visitera cette sente piétonne le mercredi 4 juin après-midi. Y-M Laurelli en précisera les modalités aux Conseillers Jeunes dans les jours qui viennent.

« Avez-vous un partenariat avec des apiculteurs ? »

Pas encore. L’installation de ruches a été proposée sur la sente piétonne Gaston GOSSET, mais installer des ruches est complexe à organiser sur un temps de travail diversifié.

« Est-ce que vous ne pourriez pas utiliser le crottin du service hippomobile ? »

C’est ce que nous faisons. Nous le laissons se décomposer, puis il est mélangé avec du terreau et est utilisé.

« Combien de temps ça prend ? »

Il faut compter 2 à 3 ans pour être sûr que le crottin ne brûle pas les racines. Quand l’herbe repousse dessus en quantité, c’est qu’il est prêt à être utilisé.

Sur le côté de la chapelle des jardinière suspendues, se trouvent les plantes qui sont placées en extérieur afin qu’elles s’endurcissent et deviennent plus résistantes au climat.

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« Il y a même du tabac ? »

Oui ; savez-vous que du tabac est mis sur les arrêts de bus à Paris, pour détecter la pollution ? Quand les feuilles commencent à jaunir, attention pollution !

« Est-ce que vous faites les fruits ? »

Dans la sente piétonne Gaston GOSSET, il y a quelques pommiers et poiriers, mais nous ne faisons pas de fruits en serres. Parfois, vous observez peut être que le fruit que vous découpez est marron à l’intérieur ? C’est un fruit qui a été conservé au frigo, après avoir été pulvérisé avec des produits contre les champignons… Ça permet d’avoir toutes les variétés de fruits toute l’année, mais il vaut mieux manger uniquement des fruits de saison…

« Est-ce qu’il y a des jardins familiaux à Trouville ? »

Non, mais en même temps tous les résidents ne sont pas présents toute l’année…

« Est-ce que vous formez des jeunes ? »

Oui, nous avons actuellement un jeune accueilli par la Maison Familiale de Blangy le Château, qui vient régulièrement pour préparer un CAP. Ce type de demande est à effectuer auprès du service des Ressources Humaines.

Puis Jérôme Périaut présente son parcours.

Après un BEPA espaces verts, il a préparé un BP paysager. Dans un premier temps, il a travaillé dans un autre domaine, à l’usine Jacomo, avant d’entrer aux établissements d’horticulture Houssaye. Puis, un contrat saisonnier à la Ville de Trouville lui a permis d’être apprécié puis titularisé. Aujourd’hui, il prépare un concours de technicien, car « il faut se former pour se remettre en question et toujours apprendre. Le végétal, il évolue en permanence ! »

Au final, le service des espaces verts « ce n’est pas que les petites plantes dans les rues ! »

N’hésitez pas à poser vos questions quand vous croisez les jardiniers en ville : ils adorent leur métier.


Un commentaire sur “A la découverte des serres municipales de Trouville sur Mer !”

  1. Anfrye dit :

    Très bon reportage!!!j’ai aimé. Positif

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